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Hatepinks
Un an d'existence à peine et les
marseillais des Hatepinks (deux ex-Bleifrei, deux ex-Dollybird, l'ancien chanteur
des Gasolheads mais ils ne sont que quatre) ont sû s'imposer comme l'un
des groupes du moment. Punk chantilly, rock'n'roll sautillant et sucré,
leur musique met de bonne humeur et donne envie de faire le zouave (hum). Cette
interview a été réalisée par mails avec Olivier
Gasoil le chanteur. Et si vous en voulez plus retrouvez aussi sur La Chips les
chroniques des skeuds et le compte rendu live.
Spacechips
: Les Hatepinks... Ce nom c'est parce que ça donne les mêmes initiales
qu'Hopital psychatrique ?
Oui, exactement, c'est ça. Et Harry Potter.
Spacechips
: Vous ne voyez pas la vie en rose mais êtes vous optimistes ?
Chaque fois que j'allume ma télé j'ai envie d'aller dans la rue
embrasser les gens. Chaque fois que j'ouvre un magazine rock je découvre
des nouveaux groupes sincères et intéressants comme Radio 4, Von
Bodies, les Datsuns... Je suis content.
Spacechips
:
Comment en êtes-vous venu à faire du punk rock ? Quelles influences
vous ont marquées ?
Le truc habituel : découverte des Clash, Pistols, Ramones au collège,
puis les Damned, les NY Dolls, le Stooges, Boys, Stranglers... etc. Puis les
groupes plus obscurs de la première vague Alternative TV, Wire, Eaters,
Warsaw... et enfin la découverte du punk moderne, les groupes Crypt,
Sympathy, Estrus... et les Black Leather Fuckers.
Spacechips
: Vous avez un son et des compos punk chantilly. C'était
dans le concept de base ou c'est le son qui est sorti quand vous avez branché
les jacks dans les amplis?
Punk chantilly ? Oui d'accord. On voulait faire un truc minimaliste, des morceaux
courts, énervé et rigolos, tout en gardant une composition assez
mélodique.
Spacechips
: Les platform Boots c'est votre côté glam qui ressort ?
Juste pour ton éducation : ce sont des creepers, pas des platform boots.
Spacechips
: A force de retrouver leurs anciens membres dans des groupes ayant une certaine
réputation ne va-t-on pas faire de Bleifrei un groupe culte ?
Si tu prononce à nouveaux le nom des Bleifrei je vais être obligé
de venir chez toi mettre le feu à ta pauvre piaule minable.
Spacechips
: Les Hatepinks sont un jeune groupe. Combien de concerts ont-ils donné
? Est-ce facile de trouver des dates en France et en Europe ? Quelles-sont vos
prochains concerts prévus ?
Je sais pas. Une cinquantaine de concerts je dirais... Oui, on trouve facilement
des dates en France et pour l'Europe du nord, on a un tourneur qui s'occupe
bien de nous. En Novembre on joue à Strasbourg, Nancy et Paris, en janvier
on part 4-5 jours en Espagne avec les Zoomen et en Février on fait deux
semaines de tournée en Allemagne-Autriche-Suisse-Belgique.
Spacechips
: Un split single avec Shakin'Nasties va sortir sur Relaxomatic, un nouveau
label marseillais. Peux-tu nous en dire plus sur le skeud comme sur le label.
Le label est tout nouveau, il s'appelle Relax-o-Matic Vibrator Records (http://relaxomatic.free.fr)
deux sorties prévues : un 25 cm huit titres des Zoomen et un split 45
Shakin'Nasties/The Hatepinks. Les Shakin'Nasties sont de Brême, ils ont
un maxi et un album sur Radio Blast.
Spacechips
: Votre but en composant un album est-il de faire le meilleur album que vous
n'
ayez
jamais enregistré ?
Non, on essaye juste d'être content.
Spacechips
: L'avenir du punk rock passe-t-il par le sampler de rock & folk. Quelle
est votre opinion sur la presse rock nationale ?
C'est leur boulot d'être mauvais. Ils sont là pour vendre ce qu'on
leur dit de vendre, en partenariat avec la Fnac, Virgin, les maisons de disques
et leurs potes qui bossent pour ces maisons de disques. Mais c'est pas une raison
pour leur pardonner, n'est ce pas ? Quand tu vois Philippe Manœuvre qui
se pose en défenseur de la rock attitude sur Canal Plus, moi ça
m'éclate. Chaque fois je suis tétanisé. J'ai envie d'éclater
de rire, puis de casser ma télé, puis je me force à me
calmer, chaque fois c'est épuisant je te jure. Tu as remarqué
que la voix de la pub France Télécoms/Orange c'est lui ? J'ai
pris un portable tout de suite après. C'est punk rock. Pour le sampler
R&F je vais pas me justifier.
Spacechips
: Sniffin' glass c'est votre cri de haine contre les dealers qui coupent la
coke avec du verre pilé ?
Ha pas mal
,
non j'avais pas pensé à ça. Mais c'est très bien
comme interprétation.
Spacechips
: Les Hatepinks traduisent les paroles de
leurs chansons mais les Hatepinks se verraient-ils chanter en français
?
Non. D'autres le font bien, nous on a pas envie.
Spacechips
: Quand tu composes les textes ils te viennent d'abord en français ou
en anglais ?
Toujours en anglais. Je sais jamais de quoi ça va parler en commençant
à écrire un texte. Souvent je ne sais pas de quoi ça parle
quand j'ai fini.
Spacechips
: En dehors des Hatepinks, êtes-vous impliqués d'une autre manière
dans le rock'n'roll ? Toi Olivier tu fais des pochettes pour Lollipop et des
design de sites pour les groupes ?
Huggie Von Pinkbird enregistre pas mal de groupe, là il va enregister
les Zoomen. Je fais des pochettes, affiches, badges... etc. pour Lollipop et
les groupes qui me demandent. Pamal de sites, pour Little Green fairy, Lollipop,
Sonic Assassin, Cowboys From Outerspace, Neurotics, Relaxomatic... Avec Stef
Lollipop, Mon frère Pascal des Neurotics et un mec très poilu
qui s'appelle Raf on organise aussi des concerts. C'est la Ratakans connexion.
Spacechips
: Comment juges-tu la scène punk rock à l'heure actuelle ? Est-elle
vivace ? Retrouve-t-on beaucoup de monde de différents horizons ? Par
rapport à l'époque où tu étais dans les Gasolheads...
Stef Lollipop m'avait raconté qu'à ce moment-là les gens
se foutaient de ceux pratiquant le rock'n'roll. Comment juges-tu la situation
maintenant ? On a quand même l'impression que le rock'n'roll a retrouvé
son pouvoir de séduction. Toi qui, durant tout ce temps, était
dans un groupe, comment as-tu vécu cette évolution ?
La scène actuelle est plutôt pas mal. Plein de groupes, plus ou
moins intéressants, des labels, des assos.... il y en aura toujours.
Par rapport aux Gasolheads, je ne sais pas c'est pas assez ancien pour que je
perçoive
une
différence. C'était difficile de trouver des concerts au début...
mais bon ça tenais sans doute au fait qu'on avait aucuns contacts, qu'son
sortait de nulle part. Pour le rock qui retrouve son pouvoir de séduction,
c'est plutôt un effet de mode.
Spacechips
: Qu'est ce que vous aura apporté le rock'n'roll ?
j'en sais rien.
Spacechips
: Quels groupes nouveaux prometteurs et bientôt affûtés pour
nous botter le cul les Hatepinks nous recommanderaient-ils ? Quelle est votre
opinion sur la scène et les gens à l'intérieur
de celle-ci ? Retrouve-t-on toujours les mêmes gens ou avons-nous un apport
de sang frais important ?
Les Jakes, Le Shok ; le 3 titres des Distraction " more touble at the V
", The Melted Men, Les Shakin Nasties, Little Green Fairy… Les gens
à l'intérieur de la scène sont roses, ils sont frais et
ils sentent la lavande. Pour le sang frais, oui, ça se régénère
petit à petit, c'est souvent toujours les même vieux cons qui croient
qu'ils détiennent la vérité sur le RNR, je le sais, je
suis pareil... faut qu'ils dégagent, tous ces ringards.
Spacechips
: Vous avez repris les Plastic Congelator. reprendriez vous les Dollybird, les
Gasolheads ou les Neurotic swingers ?
Oui c'est prévu de reprendre les Neurotic Swingers. On hésite
entre " I wanna go back home " et "Speed drinkers".
Spacechips
: De quel groupe aimerais-tu faire l'interview ?
Aucun. J'aime pas les interviews.
Spacechips
: Pour terminer, un mot pour vos fans nerds ?
Connards.
Fifi