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EL WRESTLING BABY BLAST
03-04 Juin 2005 Molodoï Strasbourg
El Wrestling Baby Blast. Vu l'affiche je savais où est ce que j'allais passer le week-end. Pas de souci pour le carbu, le plein de rock'n'roll serait fait jusqu'à la gueule. J'ai donc pris le train, direction le pays des Bretzels.
Arrivée au M
olodoï. Lauch et son équipe ont fait les choses à fond. Des combats de catch aux anchois en guise d'apero. C'est fendard, on voit les types retombés juste à côté en faisant le plus de bruit possible. Et personne n'atteint la classe d'El Pulpo ou des polonais volants avec leurs strings et leurs poupées gonflables.
Puis des accords familiers retentissent. Les Magnetix ouvrent le bal, toujours plaisant de les voir. Indéniable savoir faire ils ne puent pas de la crotte. Une fille magnifique ondule devant moi, le spectacle est aussi dans la salle. Leur set se termine pile quand je commençais à vouloir aller au bar. Quel sens du timing.
Space gin tonic now. Les Cow-boys From Outerspace, jamais vu entendu qu'un ou deux titres. Mouais c'est pas leur set qui va me faire précipiter vers les disques. Ca se voit qu'ils ont de la maîtrise mais ça me fait plus penser à du sous gun club. Le côté boucle hypnotique non merci ça ne m'excite pas. Détail rigolo le bassiste pourquoi il allume pas sa clope ; Il veut fumer ou il veut pas fumer ? Il finira par l'allumer… Deux trois morceaux sympas sur la fin dont un Choke me up bien entêtant. Ensuite c'est l'arrivée du Kaiser boss de nova express, mix improbable entre Rascarcapac et Gérard Depardieu pour trois morceaux au clavier. Ca le faisait c'était marrant.

Les Thundercrack n'existent plus mais ils se reforment de temps en temps pour jouer. J'avais entendu beaucoup de bien de ce groupe mais je ne suis pas vraiment rentré dans le truc et j'ai passé la majeure partie de leur set à l'extérieur à attendre avant le set majeur de la soirée :
THE FATALS . Première fois que je voyais la nouvelle formation et le groupe
de
puis une scène. Ca faisait bizarre. Ils ont commencé par Livin my bed et c'était parti pour un set à toute berzingue durant lequel la scène allait se transformer progressivement en patinoire aquatique et Piero qui gerbouille durant un morceau. C'était bien à part ça je ne me souviens de rien.
Comment passer après les Fatals quand tu es un One Man Band ? L'équation impossible de Mike Edison et j'ai passé une bonne partie de son set à papoter dehors. Il a terminé accompagné des Magnetix et je me fais engueuler pour lancer de gobelet sur Looch. On aura tout vu. Le lancer de gobelets en plastoche devrait être pratiqué par tous comme geste AFFECTUEUX D' ADMIRATION FRATERNEL . Ca serait des canettes en verre sinon… Fin de la journée.
La journée du samedi commence sur la table d'un PMU. « J'ai dormi longtemps ? Une heure. Ah, ça va. » Voilà ce qu'il arrive à traîner avec des sales punks qui préferent aller boire du calva que dormir. Tous des connards. Puis direction le Troc' café les Wild Bud nous servent l'apéritif en début d'après midi.

Et ce fut bon. Un set court mais on apprend qu'ils rejoueront le soir même en remplacement des Go-Go Players. Gut on passe le temps.
Retour au Molodoï. Toujours les combats de catch à l'apero mais l'arbitre a changé, c'est Mike Edison qui se charge du rôle. Quand aux catcheurs… LOOCH VIBRATO VS THE HULKS !!!
Puis les Wild Bud. Pas à dire ce groupe à LA CLASSE . Seconde fois que je les voyais. Leur musique tient la route. Des compos entrainantes, construites pas de la pisse de chat. Si tu ne danses pas comme un débile c'est que tu es irrécupérable. Même les morts gigotent. La country ne mourra jamais.

Cheveu electro rock créé des ambiances. Pas mal de filles dansent moi au bout d'un moment je suis allé prendre l'air.
Feeling of Love remplaçait les Deux Larmes. Mouais… J'ai pas eu beaucoup d'amour pour lui. C'était un one man band et je commence à en avoir marre de cette mode du one man band. Ils se ressemblent pratiquement tous. Alors un one man band ça va mais plusieurs bonjour les dégats. Je veux quatre mecs qui suent leur race.
Crash Normal j'ai siestouillé pendant une partie de leur set, kaput. Sur ce que j'en ai vu c'était pas la meilleure fois que je les ai vu à mon gout. Pas assez dedans peut être.

Le stoner ce n'est pas ce que j'aurais tendance à mettre chez moi mais en concert ça peut bien le faire. Surtout quand je suis agacé par la fatigue et l'alcool. Confirmation avec The Masons. Le Hard Rock est un style de vie, le look de bucherons une esthétique. C'était du lourd, du plombé. C'est pas ça qui ralentira le rythme de la déforestation amazonienne et ça m'a bien plu.
Et enfin les Briefs. Pogo partout c'était merveilleux. Ils ont joué les titres de leurs trois albums. Nickel, restait plus qu'à voir le jour se lever à cinq heures du mat. L'été et le soleil qui se lève de plus en plus tôt une expérience paranormale. Tu comprends je sors d'une salle de concert totalement opaque, la dernière fois que je suis sorti il faisait nuit et là il est cinq heures du mat et il est fait jour. Incredible.
Vive le punk rock, à la prochaine.
Fifi