Untitled Document
The
Jerry Spider Gang
Tu
aimes les grosses guitares ? Si oui alors le Jerry Spider Gang est là
pour t'apprendre ce que l'association des mots "HIGH" et "ENERGY"
veut dire. Un dosage explosif dont l'enseignement devrait etre obligatoire des
la maternelle. Le Jerry lui, connait son sujet et aborde sa septième
rentrée scolaire. Leur dernier manuel, pourtant loin d'être leur
meilleur, a été salué par les publications des parents
d'éleves (inrockuptibles, rock sound). Rencontre et interview à
Rennes apres leur concert au Mondo Bizzaro (18/08/04)
Spacechips:
Vous venez d'entamer un week end de 3 jours avec les Neurotic Swingers. Dans
quel état d'esprit êtes vous ?
Lo
Spider (guitare chant): C'est le bonheur. Nous n'avons pas joué durant
l'été car c'est soit faire les festivals soit rien.Ce soir c'est
la rentrée. 140 personnes sont venues, ça fait du monde. C'est
pas facile de jouer en été et là tout le monde a bien joué.
En plus on va faire trois dates ensemble, ça va être que du bonheur.
Spacechips:
Exile on mainstream a reçu des critiques élogieuses. Comment cela
s'est traduit en termes de ventes et au niveau du nombre de gens qui viennent
vous voir en concert ?
Lo'
: Pour les ventes faudrait que tu demandes à stephane (des neurotic
swingers et boss de Lollipop). Les critiques tu peux en penser ce que tu veux,
c'est des
opinions
de journalistes. Je préfere ton opinion par rapport au concert.
Spacechips:
Tu préferes des réactions par rapport aux concerts ou aux albums
?
Lo':
Pour moi ce qu'on a fait ce soir, c'est caractéristique de ce qu'on peut
envoyer. Sur l'album les morceaux sont là mais pas forcément aussi
sauvage, aussi brut.
Spacechips:
D'ailleurs je te cacherai pas que je préfere DTK à Exile.
Lo':
Ce qui est marrant c'est que tu aimes des morceaux qui n'ont jamais été
reconnu. Outerspace pt2 sur DTK je l'adore ce morceau. Je pense que le premier
album c'est ce qui ressemble le plus à ce que l'on était, ce que
l'on est. Démo live en studio, moins de maitrise mais plus de folie plus
de sauvagerie.
Mon
idée c'est de faire, sans vouloir etre prétentieux, un best of
des morceaux, ceux ci réenregistrés car maintenant on sait ou
on va.
Spacechips:
La réference scandinave ?
Lo':
Si ils veulent mais ce n'est pas ce qu'on écoute principalement. On ne
se résume pas à ça.
Boubou
(membre de LOBOTOS association of garage): Parle lui de la motte de beurre
!
Spacechips:
C'est quoi l'histoire de la motte de beurre ?
Lo':
Bin c'est des anecdotes à la con là! T'as la lobotos qui descend
à Toulouse. On se bourre la gueule au pastis.A la fin j'étais
trop beurré. Je prends une motte de beurre et je croque dedans. Et j'ai
pas recraché.
Boubou:
Et il n'a pas recraché! En ce moment à Toulouse, le Fantomas ça
marche toujours ?
Lo':
Moyen, ils ont choppé une fermeture. Ca me ferait chier si le truc disparait.
C'est mon QG. On a construit la scène avec un pote. Durant deux ans ça
n'a été que du bonheur.
Spacechips:
Si un petit branleur vient te dire qu'exile n'a pas de morceau killer comme
Saturday Night ou de morceau bien rampant comme outerpsace ou situation 3.
Lo':
Je vais lui dire merci. Onn'a pas l'intention de faire des morceaux pourris.
Si le mec apprécie les morceaux cités tant mieux. Si le mec te
fait un compliment tu le prends, ça te fait plaisir.
(Un
guitariste chasse l'autre. Speedy remplace Lo')
Spacechips:
Exile est paru sur Lollipop. A un moment on parlait d'un deal avec Skydog. C'est
Lollipop qui est venu vous voir ou l'inverse ?
Speedy
(guitare): Zermati, soit disant un punk de la scè
ne
musicale française voir internationale est un personnage plus que douteux
puisqu'il nous a contacté pour nous dire qu'il fallait entrer en studio.
On a bossé comme des fous et le jour où l'on devait enregistrer
il était injoignable. Nous, on avait super bossé et en tant que
groupe amateur cela entraine des contraintes. Il s'est comporté de manière
indécente comme un gros con de producteur de majors.
Nous
on n'a pas cherché à le relance, on n'allait pas se mettre à
ses pieds. C'est inadmissible de la part de mec qui font la pluie et le beau
temps de faire miroiter des trucs, de se comporter comme ça avec des
groupes comme nous appartenant à une scène difficile.
Tous
ces mecs du microcosme parisien parlent du retour du r'n'r alors que c'est juste
le retour de ces journalistes au r'n'r pour se faire un tit frisson. le r'n'r
il a toujours été là.
Spacechips:
Quelle va etre votre actualité à la rentrée ? Vos projets
?
Speedy:
Quatre cinq morceaux sur une compil nova express, sinon rien n'est planifié
pour l'instant. On est un peu en stand by pour des raisons diverses. On va essayer
de mettre à profit cela pour composer de nouveaux morceaux et sortir
un nouvel album.
On
est tres content d'être sur Lollipop car eux c'est des militants, pas
comme des pseudos journalistes. Il faut respecter des gens comme nous qui sacrifient
tout pour croire en une certaine forme de culture.
Spacechips:
Certains membres du Jerry ont des projets personnels. Où en sont ceux
ci aujourd'hui ?
Speedy:
Yo et Lo' jouent dans les Zoomen. Ils vont enregistrer prochainement un album.
C'est un groupe parallèle qui commence à fonctionner. Je ne joue
pas dans d'autres groupes et Mars non plus.
Spacechips:
En France ceux qui jouent dans des groupes s'investissent beaucoup dans la scène
(fanzine, label, café concert) mais on a l'impression que les groupes
évoluent en circuit fermé. Comment est ce à l'étranger
?
Speedy:
C'est beaucoup plus ouvert en Espagne. Ils vivent vraiment le moment et ne se
posent pas cinquante milles questions. Ils vont au concert comme ils vont au
cinéma. C'est le public qui fait le concert mais aussi le sonorisateur.
Le problème en France, tu n'as pas de sonorisateur digne de ce nom et
ils te massacrent le morceau.
En
Espagne ou en Scandinavie, les sono
risateurs
sont plus pro. Ca et un public super chaudet l'on a tous les ingrédients
pour un bon concert.
Spacechips:
Quelles ont été vos plus grandes claques ?
Speedy:
Les Hellacopters première mouture quand on a fait leur première
partie. Les Dirtbombs parce qu'ils ont été hyper pro. Et sinon
les Hypnotics, pour moi un des plus grands groupes qui ait existé mais
injustement méconnu.
Spacechips:
Six ans que le Jerry existe. Quinze ans que vous rock'n'rollez. Quelles ont
été vos plus grandes joies, vos plus grandes déceptions
?
Speedy:
Les joies, c'est le quotidien, chaque fois qu'on se retrouve qu'on est sur scène.
Les déceptions, c'est tous les gros cons se la jouant r'n'r et se comportent
comme des merdes, estiment que tu es là juste pour jouer. Tu as là
un certain mépris. C'est gens ces des marchands de bière.
Spacechips:
Une question que vous aimeriez qu'on vous pose ?
Speedy:
Tu veux de la schnouze ? J'en ai de la bonne, gratos.
Spacechips:
Les Neurotic vont jouer aux US à l'automne. Ca vous donne pas envie ?
Speedy:
C'est clair ça nous donne envie.
Spacechips:
Quels sont vos rêves ?
Speedy:
On n'est pas des réveurs. On veut continuer à faire ce qu'on a
envie de faire. Enregistrer et passer de bonnes soirées. Avoir le ca
mion
qui monte à 180.
Spacechips:
Ca arrive souvent ?
Speedy:
Non.
Spacechips:
Qu'est ce qui est le plus important dans le rock'n'roll ?
Speedy:
C'est la façon d'être, de le vivre.
Yo
(bass): Mais non, c'est la drogue !
Spacechips:
Le dernier groupe a vous avoir impressionné ?
Raph
(échangiste neurotic): Neurotic Swingers ce soir !
Speedy:
The Stooges au zénith.
Yo:
Les zoomen! Non c'est mon groupe, ça va pas marcher. Non honnetement
c'était les Made Man Monster au fantomas.
Speedy:
C'est les Riverboat Gamblers qui tont foutu une claque !
Yo:
Oui ! C'est énorme. C'était en Hollande. Merci Speedy !
Fifi